Je trouve toujours difficile de penser à certains gestes comme mes derniers avant le départ lorsque je me sens bien dans un endroit. Évidemment, le plaisir du voyage réside dans son caractère éphémère, comme suspendu dans le temps, contrairement à la réalité de la vie quotidienne.
Sur le trajet en train vers l’aéroport, je remarquais combien les cerisiers avaient fleuri par rapport à la semaine précédente pour notre arrivée. Ils paraissent me saluer pour mon retour en France et resteront la dernière image que je conserverai de ce séjour à Osaka et dans le Kansai. La nostalgie du départ s’exprime mieux avec la sarabande « le départ » pour flûte traversière avec la basse de
Hotteterre.
A l’aéroport, je cède encore à mes dernières envies japonaises avec un sakura frappucino blended cream au Starbucks Coffee puis les derniers achats dans la galerie marchande, en particulier une bouteille d’umeshu, cette liqueur alcoolisée à la prune et une bouteille de whisky.
Finalement, l’embarquement à bord du vol d’Air France constitue déjà un pas du retour en
France mais accompagné par Carlos Gardel. Le changement s’est bien sûr fait sentir dès la queue pour les passeports, plus de queue bien disciplinée en France. Cependant, nous arrivons avec le soleil et les premières chaleurs du printemps, ce qui est bien agréable. En traversant Paris, je mesure davantage les différences avec une ville japonaise et le privilège dans une capitale européenne d’avoir autant d’espace. Paris nous accueille ainsi avec ses parterres fleuris et les arbres se sont couverts de fleurs pour l’arrivée du printemps.
Cette expérience japonaise a passablement mis à l’épreuve mon sens de l’orientation car nous avons souvent eu de grandes difficultés à arriver à un endroit précis malgré les plans fournis avec un Nord variable. Ensuite, ce voyage a
mis en lumière les difficultés à dépasser les barrières de la langue surtout lorsqu’existe une différence culturelle certaine car l’obstacle n’est pas tant le langage à mon avis que la manière de concevoir et d’expliquer les choses et la situation mais le tango permet de dépasser ces différences. Enfin, jamais autant qu’au cours de ce voyage, je n’ai ressenti le besoin d’exprimer mon identité propre dans un milieu citadin à la fois familier et différent. A Shikoku, je n’avais pas ressenti cette tension entre des codes a priori connus et leur interprétation avec des références étrangères.
Pour ceux qui souhaitent continuer à découvrir Osaka, je recommande le blog le Coq et le Cerisier 鶏と桜.






















