Le rêve du mois

Dans le cadre de la photo du mois, j’avais produit une photo qui représentait mon désir de me produire sur scène.

Le rêve implique une chose inachevée et finalement, une frustration si ce rêve ne se réalise pas. Cependant, la vie manquerait de sel si on s’arrêtait en se disant qu’il ne reste plus rien à achever. Mais poursuivre un rêve signifie-t-il forcément le réaliser ? Je crois que oui, même si on y parvient qu’en partie. Toucher son but un tant soit peu vaut mieux que ne rien avoir tenté.

Bien sûr, réaliser un rêve signifie le confronter à la dure réalité et cette réalité nous met face à nos faiblesses et nos insuffisances parfois. La crainte de l’échec nous amène ainsi à garder ce rêve bien au chaud dans notre tête et dans notre cœur. Mais au bout du compte cela est-il satisfaisant ?

Les rêves, projets à petite ou grande échelle, permettent à chacun d’avancer sur le chemin de la vie. Mais nos rêves ne doivent pas nous empêcher de cueillir les surprises que la vie nous réserve parfois. Car chacun peut vivre ses meilleures expériences et réalisations au tournant de la vie sans y avoir pensé.

Mon plus grand rêve
Rêver est la seule chose que l’on a tous gratuitement, qu’elle est votre plus grand désir au monde ?
Proposé par : Vladyk

Les autres rédacteurs du mois : Agnes, Gilles & Isabelle, Hibiscus, Julie, Levia, Vinie, Vladyk

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La photo du mois de mai : « escaliers »

J’ai eu un petit peu plus de mal à prendre la photo du mois de mai avec un thème, « escaliers » proposé par Sébastien – Sgiworld, le manque de temps, je suppose. Mais finalement, je l’ai trouvé avec cet escalier descendant vers les quais de Seine sur l’île Saint Louis à Paris.

Vous pourrez prendre les escaliers des autres bloggeurs :

100driiine, A&G, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alexanne, Alexinparis, Alice Wonderland, André Éric, Anita, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Annick, Aparça, Aude, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Cara, Carnets d’images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cécile, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, Cherrybee, CHIFFONS and Co, Chris et Nanou, Clara, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dan, David et Mélanie, DNA, Dorydee, Dr CaSo, E, Eff’Zee’Bee, Egedan, Elapstic, Emily58, Emma, Famille Gerdel, Filamots, florianL, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, Hélène d’avril, hibiscus, Hugo, Isabelle, Isabelle et Gilles, J’adore j’adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Karrijini, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l’Air, La Flaneuse, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, Laura, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L’Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les zinzins, lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lost in London, Louiki, Louisianne, Loutron glouton, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Maïder, Mamysoren, Manola, Marion, M’dame Jo, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Minicecile, Muni57, Narayan, Nataru, Nathalie, Nicky, Nikit@, Nomade57, Nora, Olivier, Ori, Otak, Où trouver à Montréal ?, Ovan, Petite Marie, Pilisi, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, Tam, Tambour Major, Testinaute, The Mouse, The Parisienne, Titem, Typh’, Typh’, Un jour une rencontre, Une niçoise, Vanilla, Véro Beramelo, Vinie, Violette, Viviane, Xavier Mohr, Xoliv’, Zaromcha.

 

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Transports et après-midi de fête à la feria de Mataderos (dimanche 1er avril)

En cette fin tardive de journée, j’ai l’impression qu’une éternité est passée depuis le matin. En effet, je me suis réveillée tôt, à 7h, pour un dimanche matin, décalage horaire oblige. Je suis descendue au café juste en bas de mon immeuble pour mon premier petit déjeuner portègne. J’ai retrouvé l’ambiance si agréable des cafés de Buenos Aires en lisant le journal Clarin mis à disposition. Cela m’a permis de comprendre un peu mieux ce que fut la guerre des Malouines et ce que cela représente pour les Argentins, sachant que ce 2 avril 2012 se commémorent les 30 ans du début de ce conflit, tout d’abord diplomatique, avant de se terminer sur le champ de bataille. Les Malouines semblent très proches dans la mémoire des Argentins mais trente années, ce n’est pas si vieux surtout que les vétérans de cette guerre ont autour de la cinquantaine.

Ensuite vient ma très longue aventure de la journée en transports en commun. En effet, je voulais voir la feria de Mataderos avec ses stands d’artisanat argentin ainsi qu’un spectacle de folklore argentin. Tout d’abord, j’ai essayé de comprendre comment fonctionne le guiaT avec les plans de toutes les lignes de bus ou colectivo de Buenos Aires. Déjà, aller de Palermo à Mataderos représente une bonne distance. Sans difficultés pour se repérer, le site internet comoviajo annonce une heure de trajet ; j’en aurai mis deux. En premier lieu, pour mieux assurer mon déplacement, j’ai choisi de faire le début du trajet en subte et de prendre la ligne A avec ses vieilles voitures avec des bancs en bois jusqu’à son terminus. A la fin de la ligne A, j’ai dû trouver l’arrêt du bus que je voulais prendre. J’avais deux options, le 104 ou le 55 mais ils ne s’arrêtaient pas au même arrêt : j’ai donc choisi le 55 puisque le 104 venait de passer. Toutefois, j’aurai dû lire les rues prises par la ligne 55 car il prend l’avenue Alberdi deux fois et à la fin du premier tronçon, j’ai cru que j’avais raté mon arrêt et je suis descendue pour reprendre à pied en sens inverse. Cependant, j’étais loin de ma destination et j’ai dû marcher pour retrouver un arrêt après avoir constaté mon erreur.

J’arrive enfin à la feria de Mataderos. J’ai bien sûr fait quelques achats mais l’ambiance de fête m’a vraiment plu. Ici, les gens aiment danser et chanter. Des groupes se produisaient sur la scène de cette feria inaugurale pour la nouvelle saison.

Cependant, dans un coin de la feria, un lecteur jouait un CD de chacarera sur lequel plusieurs couples dansaient. Après mes achats, j’ai visité le museo criollo de Corrales, intéressant si on connaît le mode de vie des gauchos. Une partie intéressante pour les carnassiers et pour les Argentins lors de l’asado du dimanche : une salle est consacrée à la description de différentes pièces de viande du bœuf. La musique des groupes au micro s’entendaient dans les allées proches de la feria. La chacarera était à l’honneur. C’est une danse à la fois rythmée et gracieuse où l’on sent la séduction ainsi que la tendresse entre les deux partenaires. Le public ne s’est pas privé de danser lorsque s’est produit un groupe de folklore argentin très connu, le duo Coplanacu. Je ne m’y connais guère dans ce style de musique mais je me suis retrouvée au milieu d’une foule conquise qui chantait, dansait, frappait dans ses mains pour accompagner le groupe. J’ai aussi été entraînée par le rythme de la chacarera, même si je ne connaissais pas les paroles des chansons. J’ai retrouvé dans ce rapport au folklore le même enthousiasme que les Malgaches pour leur propre musique.

Bien fatiguée de ma journée, j’ai cherché l’arrêt du colectivo qui me ramènerait dans le centre (une petite trotte). Je suis revenue avec le colectivo 126 qui au vu de ce qu’il affichait m’a fait penser que plaza de Mayo était son terminus alors qu’il y passait pour continuer jusqu’à Retiro. Pour prendre le colectivo, il faut très bien connaître la ville car avec les sens uniques, les colectivos ne s’arrêtent pas au même endroit à l’aller et retour et les rues sont longues, longues : j’ai mis du temps à réaliser que pour se repérer, il fallait connaître non seulement le nom de la rue mais également à quel bloc ou « cuadra » on souhaite s’arrêter. Par ailleurs, les passagers doivent bien s’accrocher car les chauffeurs conduisent comme des fous. Comme le bus était bien rempli, j’étais debout près de la porte de sortie et au premier arrêt, je me suis bien accrochée car encore à pleine vitesse avant de ralentir, les portes se sont ouvertes et de la même façon, elles ne sont pas complètement fermées lorsque le bus repart. Nous avons croisé l’intersection San Juan y Boedo comme dans le tango Sur. Sur la fin du parcours du colectivo, je me suis faite draguer par le chauffeur du bus, Miguel, sympathique au demeurant. Je n’ai pas un vocabulaire fabuleux en espagnol mais j’arrive à me faire comprendre grosso modo. Pour terminer mon parcours en transports en commun, j’ai pu repenser à un titre de l’album « Salida de emergencia » des Fleurs Noires puisqu’à Retiro, j’ai pris le subte qui fait la ligne Retiro – Constitucion. Pour boucler la boucle de la journée, je suis arrivée près de mon immeuble au moment où le propriétaire du café fermait et il m’a salué d’un « hasta manana » ou « à demain » en français : je suis déjà considérée comme une habituée du café.

Une petite remarque : je sens davantage la présence de la religion, surtout en ce dimanche des Rameaux qui débute la semaine sainte. J’avais déjà remarqué la veille que le chauffeur de taxi s’était signé en passant devant une église proche de la route qu’on empruntait. Comme devant mon église Sainte Anne, on vend des rameaux pour ceux qui vont assister à la messe du matin mais également du soir. Cependant, ceux qui ne sont pas à la messe, se retrouvent tranquillement dans le parc, le matin et le soir.

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Plongée dans la vie portègne (samedi 31 mars 2012)

Pour ma part, le tout début de matinée reste le meilleur moment pour arriver dans une ville, surtout au changement de saison : au début du printemps pour Osaka l’année passée et au début de l’automne pour Buenos Aires. Je suis montée dans un taxi à la sortie de l’avion mais n’ayant pas eu le temps de faire le change, j’ai dû payer la course en euros  et j’ai par la suite bien regretté de ne pas avoir demandé plutôt au comptoir de taxi de l’aéroport (environ 60 euros, qui n’est pas le tarif standard).

J’ai pu bavarder avec le chauffeur de taxi en bafouillant un peu en espagnol, ce qui se reproduira dans la suite de la journée. Nous sommes entrés dans Buenos Aires par le quartier de Boedo pour poursuivre à travers les rues baignées dans la douce lumière matinale jusqu’à l’adresse de l’appartement que j’ai loué pour deux semaines.

Ensuite, poussée par la curiosité mais également par la faim, je me lance à pied dans Buenos Aires, d’abord dans Palermo puis vers Recoleta. Ici, les commerces ferment en début d’après-midi le samedi et j’ai cherché en vain à me procurer un « monedero » pour pouvoir payer mes déplacements en subte (le métro) ou en colectivo (les bus).

Arrivée sur l’avenida 9 de Julio, j’aperçois et j’entends la course automobile dont m’avait parlée le chauffeur de taxi sur le trajet depuis l’aéroport. En me rapprochant, le rugissement des voitures est assourdissant. La foule se presse aux barrières installées à quelques mètres derrière les glissières de sécurité. Ainsi, sortie de la station du subte où il n’est pas possible de se procurer de « monedero », j’ai l’impression de buter sur cette course à chaque coin de rue.

Je tombe pratiquement par chance sur la Confiteria Ideal où je rentre pour danser à ma première milonga à Buenos Aires. Cela ne s’est pas trop mal passé. Il n’y avait pas foule sur la piste de danse et rapidement, j’ai été invitée à danser. J’ai pu converser un peu avec eux, je n’ai pas eu trop de mal avec le cabeceo pour accepter de danser (ouf!) mais cela a été un peu plus difficile à gérer quand j’ai voulu m’arrêter entre deux tandas. Ma voisine à la table d’à côté m’a raconté l’histoire de sa sœur, concierge dans un immeuble parisien proche de la Tour Eiffel, qui vient de prendre sa retraite et qui revient en Argentine grâce à un billet d’avion offert par les habitants de son immeuble et de ses neveux vivant à Buenos Aires et à Paris.

Après avoir flâné sur l’avenida Corrientes, j’ai finalement renoncé à aller au théâtre, la fatigue se faisant cruellement sentir, accentuée par l’effet du décalage horaire. J’ai donc fait ma première expérience du subte, le métro de Buenos Aires. Comme à Paris, un jeune garçon a fait la quête après un numéro avec des balles mais le jeune mendiant a demandé des applaudissements à son public et les passagers spectateurs se sont exécutés. Puis comme tout garçon de son âge, il s’est intéressé à la DS portable d’une passagère qui lui a montré le jeu et l’a même laissé jouer un peu.

Mes impressions de Buenos Aires cette fois-ci sont très différentes du souvenir que je conserve de mon séjour en avril 2009. Est-ce que cela tient à la différence de programme ou au fait que je voyage seule cette fois-ci ?

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de Paris à Buenos Aires (vendredi 30 mars 2012)

En quittant le bureau en fin d’après-midi sous un beau soleil printanier, je me suis dit que le lendemain matin, je me retrouverais à Buenos Aires. D’ailleurs, sur le trajet du tram, la statue équestre de José de San Martin, tournant curieusement le dos au parc de Montsouris pour regarder la cité universitaire internationale, m’a fait un clin d’oeil de Buenos Aires pour Paris. Ainsi vont les voyages d’aujourd’hui. Dans le passé, il fallait des mois pour parcourir, en diligence puis en bateau, la distance qui sépare Paris de Buenos Aires. Dans le RER qui me mène à l’aéroport, un jeune homme discute au téléphone : il sera à Rio de Janeiro le lendemain matin et la veille, il était à Dubai. L’homme a passablement réduit le temps et l’espace.

Cette absence de distance est telle qu’avant de partir, j’ai pu échanger quelques messages avec la responsable du site des cantores ciudadanos, un groupe de chanteurs dans les peñas de Buenos Aires. Mais j’aurai l’occasion d’en dire plus dans la suite de mon séjour dans la capitale portègne. Finalement, le vol fut long mais lors de l’approche vers l’aéroport Ezeiza, nous avons pu voir Buenos Aires du ciel ainsi que la campagne environnante où quelques filets de brouillard résistaient encore à la chaleur de ce début de matinée.

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