Un orchestre et un violoncelle accompagnés par l’orgue salle Pleyel


Ce concert salle Pleyel me permettait d’entendre une configuration peu courante. En effet, Thierry Escaich, organiste et compositeur, jouait une de ses compositions avec l‘orchestre de Paris puis la symphonie n°3 de Saint Saëns. Évidemment comme la salle Pleyel ne possède pas d’orgue, un orgue avait été installé pour l’occasion. Par ailleurs, des caméras enregistraient la soirée, ce qui a ajouté un peu de mouvement autour de la scène.

Le concert débutait avec « Barque solaire » de Thierry Escaich. Pour l’occasion, l’organiste avait un tourneur de page qui tirait et poussait les boutons de registre. L’œuvre intègre l’orgue dans l’effectif orchestral, et non comme instrument soliste, et demande beaucoup de virtuosité et d’énergie pour tous les instrumentistes. La fin du morceau m’a rappelé les dernières minutes de « La Valse » de Maurice Ravel.

Ensuite venait une œuvre archi-connue du répertoire des violoncellistes, le concerto de Dvorak avec Gautier Capuçon. Une petite remarque de forme : je l’ai trouvé trop habillé pour l’occasion même si cela lui allait bien (mais peut-être n’avait-il pas apporté la bonne tenue) car le chef et l’orchestre étaient en chemise blanche, costume et cravate alors qu’il portait une queue-de-pie avec nœud papillon. Il nous a tout de même interprété une belle version du concerto avec de très belles nuances, surtout dans le registre piano. Personnellement, j’avoue avoir surtout apprécié le bis qu’il a joué avec Thierry Escaich. En effet, le duo de « mon cœur s’ouvre à ta voix« , extrait de l’opéra « Samson et Dalila » de Saint Saëns, s’est incarné entre le violoncelle et l’orgue avec de très belles sonorités.

Le concert s’est terminé avec Saint Saëns et sa magnifique symphonie n°3 pour orchestre et orgue. Il s’agit encore d’une œuvre chère à mon coeur puisque j’ai joué le scherzo et le final lors d’un stage d’orchestres de jeunes ou les Orchestrades à Brive il y a une vingtaine d’années. Et justement dans ce final, j’ai attendu avec impatience l’accord d’entrée de l’orgue que je trouve fabuleux. Je suppose que le rendu n’est pas le même avec un orgue avec tous ses tuyaux. Cette symphonie constituait réellement une belle fin de concert où malgré la saison plus que printanière, les tousseurs étaient encore plus au rendez-vous que durant l’hiver.

Orchestre de Paris, Paavo Järvi (direction), Gautier Capuçon (violoncelle), Thierry Escaich (orgue)
Thierry Escaich – La Barque solaire
Anton Dvorák – Concerto pour violoncelle
Camille Saint-Saëns – Symphonie n° 3 avec orgue

 

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