« Nous voici revenus aux temps anciens, sur la place du village, aux pieds d’un maître zen de passage. Voici que dans le soir qui vient, nous sommes à nouveau touchés par le rythme des phrases, l’enchantement des images… Le Zen s’adresse en ses commencements à des populations de tradition orale. Les moines zen ont souvent recours au conte pour mettre à la portée des plus humbles « la pensée zen », si difficile à saisir en raison même de sa simplicité. Le conte zen : ses histoires de dragons, d’éléphants, de jeunes femmes belles et sages, de moines vivant dans des huttes de branchages, d’empereur mélancolique, de truelle enchanté ou de grue cendrée… Derrière le chatoiement du merveilleux récit : le coeur des choses, l’absolu, la « nature du Bouddha ». » Henri BRUNEL
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Je balance entre le tango et le Japon car après Evaristo Carriego de Borges, j’ai lu rapidement mais avec plaisir cette collection de contes zen puis de haïkus par Henri Brunel.
Dans le prologue aux contes, Henri Brunel explique son choix de présenter des textes que peut plus facilement appréhender un esprit occidental sans toutefois leur ôter leur caractère parfois facétieux. Ces courtes histoires sont rafraîchissantes pour l’esprit et laissent le lecteur occidental habitué à voir se terminer, bien ou mal, une histoire, comme suspendu à la dernière ligne. Par ailleurs, on sent de manière confuse ce qu’est le zen, même s’il s’agit davantage d’une manière d’être, de sentir et ressentir ce mode de pensée. Le zen devient donc à la fois simple et compliqué à intégrer.
Ensuite, l’auteur nous mène sur le chemin des haïkus qui m’ont paru également difficiles à comprendre. Je ne sais pas s’il s’agit d’une barrière créée par sa transposition hors de la langue japonaise ou si comme pour les contes zen, le plus important reste de savoir lâcher prise pour en saisir le sens.



