Cette année encore, je suis retournée à mon stage annuel de musique à l’académie d’été de Beaune. Comme d’habitude, cette session peut se résumer par beaucoup de musique, de belles amitiés et les soirées dans Beaune.
Le début de l’académie a permis à notre duo flûte-piano, Las Pebetas, de présenter pour la première fois en petit comité notre programme de tango avec Astor Piazzolla. Les conditions n’étaient pas les meilleures car le concert d’une heure s’est déroulé après une première journée de stage bien chargée. Je commençais donc sans grande sérénité mais pas forcément stressée par le concert. Le trac monte toujours en cours de concert, surtout lorsqu’on ne s’entend pas de la même façon avec le piano et que l’on joue devant des amis. Nous sommes arrivées au bout en nous accrochant sur la fin et l’auditoire nous a donné des retours très positifs avec des conseils pour l’ordre du programme et pour la mise en scène du concert.
Le rythme d’enfer continuait ensuite car un ami s’était retrouvé avec deux tickets en trop pour le concert symphonique romantique autour de Beethoven du festival international d’opéra baroque. Nous avons donc rejoint rapidement la basilique Notre-Dame pour écouter l’orchestre Le cercle de l’Harmonie dirigé par Jérémie Rohrer dans des oeuvres de Beethoven écrites autour de l’année 1800. Ce programme mettait bien en lumière la transition entre les styles classique et romantique à travers l’écriture de Beethoven. La soprano Alexandra Coku possédait un beau grain de voix et le soliste et chef de pupitre des violons, Julien Chauvin, a fait la démonstration d’une réelle complicité avec l’orchestre.
Jérémie Rhorer (direction), Alexandra Coku (soprano), Julien Chauvin (violon), orchestre le cercle de l’harmonie. Beethoven Les créatures de Prométhée, op.43 (1801) O, wär’ich schon mit dir vereint, aria de Leonore (1805) No, non turbarti, WoO 92a (1801-1802) romance pour violon et orchestre en fa majeur, op. 50 (1802) Ah ! perfido, op.65 (1796) symphonie n°1 en do majeur, op. 21 (1800)La semaine a été marquée par le programme de pratique vocale avec une recherche sonore à travers deux œuvres contemporaines de Goudard et stripsody de Cathy Berberian ainsi que des chansons de Brassens. Pour le stage, je me suis concentrée sur l’alto avec l’orchestre de chambre et la musique de chambre. En orchestre à cordes, l’Adagio de Mozart, le solo du pupitre d’alto s’est transformé en une partie pour alto seul, nu sans le reste de l’orchestre, mon plus grand moment de trac pour le concert final. J’ai également abordé pour la première fois de très belles pièces du répertoire romantique avec Bruch et Schumann pour clarinette, alto et piano. Pour une fois, j’ai dû beaucoup travailler et le résultat final était ce qu’il était mais j’ai fait de mon mieux.
Bien sûr, l’académie est un grand moment de partage, de sourires et de rires lors des répétitions, des concerts en ville ou au lycée viticole, de soirée à déguster un bon verre de vin place Carnot. Pour une fois, l’académie a rencontré le festival puisque je me suis faite invitée aux Hospices superbes de nuit après le concert de l’ensemble Matheus à la basilique pour l’Orlando furioso.
Encore de beaux souvenirs de cette académie où la musique se conjugue avec l’amitié entre musiciens de tous âges. Vivement l’année prochaine !
Des extraits du concert final :
l’atelier jazz avec Green Onions :
l’orchestre à vents avec des danses grecques :



