Plongée dans la vie portègne (samedi 31 mars 2012)


Pour ma part, le tout début de matinée reste le meilleur moment pour arriver dans une ville, surtout au changement de saison : au début du printemps pour Osaka l’année passée et au début de l’automne pour Buenos Aires. Je suis montée dans un taxi à la sortie de l’avion mais n’ayant pas eu le temps de faire le change, j’ai dû payer la course en euros  et j’ai par la suite bien regretté de ne pas avoir demandé plutôt au comptoir de taxi de l’aéroport (environ 60 euros, qui n’est pas le tarif standard).

J’ai pu bavarder avec le chauffeur de taxi en bafouillant un peu en espagnol, ce qui se reproduira dans la suite de la journée. Nous sommes entrés dans Buenos Aires par le quartier de Boedo pour poursuivre à travers les rues baignées dans la douce lumière matinale jusqu’à l’adresse de l’appartement que j’ai loué pour deux semaines.

Ensuite, poussée par la curiosité mais également par la faim, je me lance à pied dans Buenos Aires, d’abord dans Palermo puis vers Recoleta. Ici, les commerces ferment en début d’après-midi le samedi et j’ai cherché en vain à me procurer un « monedero » pour pouvoir payer mes déplacements en subte (le métro) ou en colectivo (les bus).

Arrivée sur l’avenida 9 de Julio, j’aperçois et j’entends la course automobile dont m’avait parlée le chauffeur de taxi sur le trajet depuis l’aéroport. En me rapprochant, le rugissement des voitures est assourdissant. La foule se presse aux barrières installées à quelques mètres derrière les glissières de sécurité. Ainsi, sortie de la station du subte où il n’est pas possible de se procurer de « monedero », j’ai l’impression de buter sur cette course à chaque coin de rue.

Je tombe pratiquement par chance sur la Confiteria Ideal où je rentre pour danser à ma première milonga à Buenos Aires. Cela ne s’est pas trop mal passé. Il n’y avait pas foule sur la piste de danse et rapidement, j’ai été invitée à danser. J’ai pu converser un peu avec eux, je n’ai pas eu trop de mal avec le cabeceo pour accepter de danser (ouf!) mais cela a été un peu plus difficile à gérer quand j’ai voulu m’arrêter entre deux tandas. Ma voisine à la table d’à côté m’a raconté l’histoire de sa sœur, concierge dans un immeuble parisien proche de la Tour Eiffel, qui vient de prendre sa retraite et qui revient en Argentine grâce à un billet d’avion offert par les habitants de son immeuble et de ses neveux vivant à Buenos Aires et à Paris.

Après avoir flâné sur l’avenida Corrientes, j’ai finalement renoncé à aller au théâtre, la fatigue se faisant cruellement sentir, accentuée par l’effet du décalage horaire. J’ai donc fait ma première expérience du subte, le métro de Buenos Aires. Comme à Paris, un jeune garçon a fait la quête après un numéro avec des balles mais le jeune mendiant a demandé des applaudissements à son public et les passagers spectateurs se sont exécutés. Puis comme tout garçon de son âge, il s’est intéressé à la DS portable d’une passagère qui lui a montré le jeu et l’a même laissé jouer un peu.

Mes impressions de Buenos Aires cette fois-ci sont très différentes du souvenir que je conserve de mon séjour en avril 2009. Est-ce que cela tient à la différence de programme ou au fait que je voyage seule cette fois-ci ?

 

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